JÉSUS ET LE SALUT


Dieu le Père, en envoyant son Fils unique dans le monde, a voulu sauver tout homme et tout l'homme, esprit, âme et corps (1 Th 5, 23). La Bonne Nouvelle de Jésus-Christ est une bonne nouvelle du Salut de l'homme qui, en Adam désobéissant à Dieu sur l'instigation du Malin, était tombé au pouvoir du diable, du péché, de la souffrance et de la mort spirituelle et corporelle (Sg 2, 24 ; Rm 5, 12.19).


Par sa vie, dans ses paroles et ses actes, principalement dans son Mystère pascal de Passion et Résurrection, le Christ a délivré l'homme de Satan, du péché et de la mort, lui méritant la vie nouvelle dans l'Esprit Saint et restaurant par sa grâce ce que le péché avait détérioré en lui (CEC 1708). « Aux jours de sa chair » (He 5, 7), il a « passé en faisant le bien » (Ac 10, 38), « annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu » (Lc 4, 43), « guérissant toute maladie et toute langueur » (Mt 9, 35), et « libérant tous ceux qui étaient tombés au pouvoir du diable » (Ac 10, 38 ; cf. 1 Jn 3, 8). Par son obéissance à la volonté du Père, « la multitude [a été] constituée juste » (Rm 5, 19).


La mission de Jésus-Christ implique donc plusieurs dimensions qui, ensemble, viennent toucher tout l'être de l'homme : l'annonce de la Bonne Nouvelle, la guérison spirituelle et corporelle, et l'expulsion des démons. L'Église, Corps du Christ, ne fait que prolonger cette mission.


Au cours de son ministère public, le Seigneur Jésus n'a cessé d'enseigner les hommes. Maintes fois en effet, les évangiles le montrent instruisant ses disciples et les foules1. Quel était le cœur de l'enseignement du Christ ? À cette question, Benoît XVI apporte une réponse lumineuse : « Parce que Jésus est lui-même Dieu, le Fils, sa prédication tout entière est annonce de son propre mystère, est christologie, c'est-à-dire discours sur la présence de Dieu dans son agir et dans son être »2. Jésus est lui-même la Bonne Nouvelle (Mc 1, 1 ; Lc 24, 27) parce qu'il est le Salut en Personne, selon ce qu'avait dit l'ange du Seigneur à Joseph : « Tu l'appelleras du nom de Jésus [“le Seigneur sauve”], car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Mt 1, 21) pour rétablir chacun en amitié avec Dieu, soi-même, les autres (Mt 22, 37-39), et la création (Mc 16, 15 ; Rm 8, 19-21).


1 Cf. Mt 4, 23 ; 5, 2 ; 7, 29 ; 9, 35 ; 11, 1 ; 13, 54 ; 21, 23 ; Mc 1, 21 ; 2, 13 ; 4, 1-2 ; 6,2.6.34 ; 8, 31 ; 9, 31 ; 10, 1 ; 11, 17 ; 12, 35 ; Lc 4, 15.31 ; 5, 3.17 ; 6, 6 ; 13, 10.22 ; 19, 47 ; 20, 1 ; 21, 37 ; Jn 6, 59 ; 7, 14.28 ; 8, 2.20 ; 18, 20.

2 Jésus de Nazareth, Chap. 3 : « L'Évangile du Royaume de Dieu ».

Les sept Sacrements du Salut