JÉSUS ET LA GUÉRISON (1)


La Bonne Nouvelle du Salut n'a rien d'un moralisme, puisque Jésus, le Christ, donne ce qu'il annonce et demande. Il est en effet pour les hommes le Sacrement de leur sanctification, notamment en opérant des guérisons spirituelles par le pardon des péchés1. Aussi, pour confirmer son enseignement (Jn 5, 36 ; 10, 25), signifier dès maintenant la sanctification des cœurs (Mc 2, 1-12), et annoncer le salut intégral de l'homme appelé à être glorifié un jour dans son corps (Ph 3, 20-21), a-t-il voulu accompagner son ministère public de guérisons physiques miraculeuses. Ses « contacts avec les malades ne sont pas sporadiques, ils sont même continus »2. Les évangiles en témoignent abondamment3 : paralytiques, lunatiques, hémorroïsse, aveugles, sourds, muets, estropiés, boiteux, lépreux recouvrent la santé par la puissance du Seigneur et selon leur foi. Le salut n'a donc rien de magique, Dieu respecte l'homme et attend de lui un libre consentement à Ses grâces4. Il en va de même pour ceux qui sont affligés par l'emprise démoniaque.


1 Cf. Mt 9, 1-8 ; 26, 28 ; Mc 2, 1-12 ; Lc 5, 17-26 ; 7, 47-50 ; Jn 1, 29 ; 8, 10-11.34-36.

2 Instruction sur les prières pour obtenir de Dieu la guérison, Ardens felicitatis, Congrégation pour la Doctrine de la Foi, 14 septembre 2000, n° 1.

3 Cf. Mt 4, 23-24 ; 8, 1-3.5-17 ; 9, 27-30.35 ; 12, 15.22 ; 14, 14 ; 15, 30 ; 19, 2 ; 20, 29-34 ; 21, 14 ; Mc 1, 34 ; 3, 10 ; 5, 21-43 ; 6, 5 ; 8, 22-25 ;10, 46-52 ; Lc 4, 40 ; 5, 15.17 ; 6, 18-19 ; 7, 1-10.21 ; 8, 40-56 ; 9, 11.37-43 ; 14, 1-4 ; 17,11-19 ; 18, 35-43 ; 22, 51 ; Jn 4, 46-54 ; 5, 1-9 ; 9, 1-6.

4 D'où le mot de S. Augustin : « [Dieu], qui t'a fait sans toi, ne te justifie pas toi », Sermon 169, 11.

Jésus et la guérison (2)